Une AMAP à Bossay sur Claise Enregistrer au format PDF

Le développement durable avec l’AMAP de Bossay sur Claise

Le développement durable à Bossay sur Claise avec l’AMAP

Grâce à son savoir faire, à son amour de l’espace rural et à son goût pour les productions de qualité, Guy DURAND a été le maître d’œuvre de la mise en place d’une AMAP dans notre canton, plus précisément à Bossay sur Claise. Il suffit de le lancer sur le sujet et vous serez rapidement convaincu du bien fondé de la chose. Intarissable, il vous tiendra en haleine et vous communiquera sa foi en une agriculture respectueuse de l’environnement et du consommateur.

D’après Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Amap l’ AMAP est une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Elle réunit des producteurs et des consommateurs. Les consommateurs payent à l’avance des produits fermiers généralement certifiés bios, sains, à des prix raisonnables, et participent au bon fonctionnement de l’association.

Les producteurs ont l’assurance d’un revenu fixe et sont soutenus financièrement en cas de mauvaise récolte : les acheteurs s’engageant à l’avance, pour une saison de production. Il s’agit d’un commerce équitable qui s’insère dans le développement durable local. Son but est d’offrir au consommateur des aliments de bonne qualité gustative, frais, de saison, sans produits chimiques ni pesticides de synthèse, de favoriser un dialogue social autour du goût, de la biodiversité, de l’utilisation du foncier, de l’éducation au goût et à l’environnement et du développement d’une économie solidaire à l’échelle d’une ferme et du territoire dans lequel elle est implantée.

Le producteur amortit les aléas de l’économie de marché (il a une vision sur plusieurs mois) et garde une indépendance par rapport au système de grande distribution ; quant aux consommateurs, ils peuvent directement suivre et influencer le mode de culture (souvent biologique ou biodynamique ou agriculture durable).

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la mise en place de ces associations n’est pas l’apanage des zones urbaines. Dans nos campagnes, beaucoup apprécient les joies du jardinage, mais beaucoup aussi n’y trouvent aucun plaisir. Tous apprécient la qualité des produits bios qui ne sont pas à la portée de tous les jardiniers.

L’AMAP de Bossay associe un groupe de 12 familles du canton qui se retrouvent chaque semaine autour de Jean Claude KOFFMANN pour récupérer leur panier hebdomadaire C’est aussi un moment convivial pour découvrir et mieux connaître son environnement et les bonnes pratiques de la culture biologique. Certains apportent leur aide bénévolement aux exploitants. Si cette AMAP a fait le plein pour cette saison, GUY se fait fort de vous faciliter la tâche pour participer à une nouvelle aventure avec un autre producteur, Jean Claude ne pouvant pas vous satisfaire dans l’immédiat.

Vous pouvez joindre Guy DURAND au 02 47 94 61 38 Ou par e-mail : dyg.ptrab chez wanadoo.fr.

Il se charge de gérer une liste d’attente afin de vous permettre de vous associer le plus rapidement possible à cette sympathique expérience.

La région Centre, l’Indre et Loire en particulier est en retard dans le développement d’AMAP. On connaît néanmoins quelques exemples au nord du département et plus proche de nous à Chédigny Xavier MATHIAS qui fournit des paniers à ses adhérents en plus de l’approvisionnement de deux grands cuisiniers de la région. Sur son site http://www.lechampdepagaille.fr vous trouverez la description des légumes qu’il s’efforce de remettre à l’honneur et principalement la courge. Un autre site http://bioenbrenne.free.fr/amap/index.php s’attache à donner une information non exhaustive des AMAP en Touraine.

Pour finir un peu d’histoire extraite de l’encyclopédie du net wikipédia : Le concept a émergé dans les années 1960 au Japon. À l’époque, des mères de familles japonaises s’inquiètent de voir l’agriculture s’industrialiser avec un recours massif aux produits chimiques. …/… Le principe de fonctionnement est le suivant : en échange de l’achat par souscription de la récolte du paysan, ce dernier s’engage à fournir des aliments cultivés sans produits chimiques. …/… À la même époque en Suisse, des fermes communautaires nommées food guilds (ou associations alimentaires) développent leur propre partenariat avec les consommateurs locaux en leur fournissant chaque semaine des produits frais (légumes, lait, œufs, et fromages).

Aux États-Unis en 1985, un fermier de retour de Suisse après avoir étudié les food guilds rencontre alors Robyn Van Hen, une agricultrice bio du Massachusetts. Avec l’aide d’autres producteurs et de consommateurs, ils fondent la première Community Supported Agriculture à la ferme Indian Line de Robyn. Le concept se répand ensuite rapidement de bouche-à-oreille dans tous les États-Unis, puis gagne le Canada (ASC). Le concept est un système économique à part entière pour le paysan, et autonome, c’est pourquoi les agriculteurs fondateurs l’ont nommé AMAP. …/… En février 2004 se tient à Aubagne le premier colloque international des Teikei (Japon), CSA (pays anglophones), AMAP (France), ASC (Québec), etc. Le dernier colloque mondial (28 pays) a eu lieu fin janvier 2008 à Aubagne, près de Marseille.

En 2000, Denise et Daniel Vuillon, couple de maraîchers pratiquant déjà la vente directe et une production biodiversifiée dans l’ouest du Var à Ollioules, rendirent visite à leur fille en stage d’architecture aux États-Unis. En parcourant une rue à Manhattan, Daniel Vuillon aperçut des gens qui s’affairaient autour de gros paniers de légumes sur le parvis d’une petite église. Intrigués, les Vuillon découvrirent alors un groupe de consommateurs d’AMAP/CSA que leur fermier venait de livrer en légumes fraîchement récoltés. Ils rendirent donc visite à ce fermier vivant à une heure de New-York, ils discutèrent de cette expérience, trouvèrent l’idée intéressante et l’étudièrent sur place. …/… Le 17 avril 2001, le premier panier (sur un total de trente-deux) était livré par « Les Olivades » aux consommateurs d’Aubagne. Cette première distribution s’est déroulée sur un parking mis à disposition par une « amapienne ». …/…