La foire au Safran Enregistrer au format PDF

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La Foire au Safran

A preuilly le 20 Février 2010

Entrée gratuite pour le public, chaque année plus de 1500 visiteurs viennent profiter de la présence d’une quarantaine d’exposants, producteurs de Safran, Apiculteurs et producteur de miel et produits dérivés. Producteurs de fromages, charcuteries, vins… tous ce que l’on peut trouver sur une Foire ou un salon gastronomique… Venez nombreux

Au programme

  <span class="caps">HISTORIQUE</span> *

En 1999, un fabuleux concours de circonstance a permis de ramener en surface cette fameuse foire au safran.

A la suite d’une simple conversation, des recherches ont été faites pour en apprendre davantage sur un événement annuel qui se déroula jusqu’au XVIIéme siècle.

Il fut découvert que le jour de la Saint Luc ( 17 février à l’époque) , une foire où l’on vendait quantité de safran, se tenait hors les murs de la ville.

Par ailleurs, Rabelais mentionne et vante lui-même les délices de la si bonne fouace au safran de Preuilly.

Malheureusement, aucune trace de culture de fleurs de safran n’a été retrouvée sur les abords de la Claise dont le sol et l’exposition méridionale sont propices à son épanouissement.

  <span class="caps">LE</span> <span class="caps">SAFRAN</span><small class="fine"> </small>? *

Le safran, que personne ne connaît véritablement, fut vraisemblablement introduit en Europe par les Arabes ou les croisés de retour d’Asie Mineure. Peu à peu, le marché s’est développé dans quelques régions de France.

Le safran est produit par le crocus Satibus, constitué d’un bulbe, d’environ 3 à 4 cm de diamètre, planté à la fin de l’été. A près une première floraison en octobre, il entre dans une période végétative en hivers. Suite à un repos estival, il donnera une récolte intéressante en deuxième année.

Il faut 150 000 à 200 000 fleurs pour donner, un kilo de safran. Le safran est constitué par les stigmates rouges du crocus. Dès la cueillette, ces trois stigmates sont retirés.

Ce safran doit être séché dès la récolte où il perd 80 % de son poids. Ce safran en filament doit être infusé afin que tout son arôme se révèle.

Il suffit de 0,1 g pour réaliser 250 g de riz par exemple . Point trop n’en faut car il peut se révéler être un véritable poison !

[ Fleur-de-Safran

A preuilly on cultive aussi le safran de l’arabe za’fran. Il est produit par le « crocus Sativus » de la famille des Iridacées. Il ressemble au colchique vénéneux.

Les fleurs (une ou trois par bulbe) ont des corolles violet clair ou foncé, veinées de rouge. On y trouve à l’intérieur trois étamines orange vif au style jaunâtre. Elles entourent un stigmate d’environ trois centimètres, écarlate, divisé en trois branches élargies en cornet, de couleur rouge orangé. C’est cette partie, une fois desséchée, qui constitue l’épice.

Planté de mi-juillet à mi-septembre chaque bulbe ne fleurit qu’une fois, est ensuite remplacé par un ou plusieurs bulbes nés sur sa partie supérieure ou plateau. Le plateau se dessèche, disparaît à la fin de la première année de plantation et fait place à de nouveaux bulbes ou caïeux.

La fleur, violet pâle, dure quarante-huit heures. La cueillette doit être effectuée, à la main, après 1a rosée, afin d’éviter que les fleurs ne soient mouillées. La fleur est ensuite épluchée. Il faut délicatement séparer d’un coup d’ongle, les trois stigmates écarlates à la limite du style.

Puis les stigmates rassemblés sont séchés pour éviter toute altération de l’épice. Séchage au soleil (Iran), au four ou sur tamis de soie au-dessus de braises de charbon de bois : les méthodes diffèrent selon les pays mais le résultat est le même, les stigmates perdent 4/5 de leur volume.

150 000 à 200 000 fleurs environ sont nécessaires pour obtenir un kilo de stigmates secs qui donneront un kilo de safran ; ce qui représente en moyenne 370 à 470 heures de travail.

Cultivé dès le Moyen-Age, en France, particulièrement en Gâtinais, Rouerge, Quercy, Lot et Touraine, sa culture et son commerce atteindront leur apogée au XIXe siècle. Les rois de France publieront des édits pour protéger la culture et le commerce du safran, sources de revenus et de devises. En Touraine, une grande foire se tenait à Preuilly-sur-Claise le jour de la Saint Luc (le 17 février). Elle est mentionnée jusqu’au début du XVIe siècle. « On y vendait, ce jour là, quantité de safran, hors les murs de la ville ».

C’est Paul MÉRIGUET, passionné de truffe et de safran, qui, sur les conseils amicaux de M. et Mme MONNIER et de Gisèle et Jacques MANREZA, se lance dans la culture du safran dans son jardin.

Il rétablit, en 1999, avec le comité des fêtes de Preuilly-sur-Claise, deux foires : L’une, le 3e samedi de février (date la plus proche de la Saint Luc qui n’est plus fêtée aujourd’hui) pour la vente des stigmates, et la seconde, le premier samedi de juillet pour la vente des bulbes.